Notice historique sur Curbigny (4e partie)

Biens et revenus du presbytère

En 1528, monsieur Claude Dutel, alors vicaire de Curbigny acquit à la cure la verchère appelée « des Lévrots ». De toute ancienneté, la cure possédait un pré de trois chars de foin et une terre de dix boisseaux appelés « terre et pré de la Saigne », une terre appelée « de la Rivière » de cinq boisseaux, un terre et pâquier appelés « du Guivert » de sept boisseaux, une terre appelée « Vauzelle » de trois mesures, un chauffage dont le titre est du 26 juin 1464 en parchemin écrit e latin. Ce chauffage, en 1692, était estimé 110 livres 10 sous. La cure le reçoit encore, réduit à 8 moules.

Par son testament, monsieur Antoine Pillet légua à la cure un pré qu’il avait acheté de Claude Lempereur plus une terre à Montprevet. Ce pré… est le pré saint Pierre qui se composait d’un pré, d’une terre et d’un étang, le tout compris dans un même clos situé à l’angle formé par le grand chemin de Drée à Curbigny du côté du matin et le chemin qui descend du côté des Ranches de nord. Le clos saint Pierre appartenant à la cure avait sept mesures de contenu, toutes parties comprises et la terre de Montprevet en avait six. Ces deux fonds étaient, en 1723, déclarés de peu de valeur. Le clos saint Pierre ne s’amodiait que neuf francs et la terre de Montprevet un franc seulement.

Enfin, l’étang Tollet de six coupes de contenue, situé dans la petite vallée au dessous de l’église et au midi de Montprevet. Ce petit étang fut donné à la cure par mademoiselle Charlotte de Lorraine, princesse d’Armagnac et comtesse de la Bazole par acte du 19 mai 1728 pour acquit de fondation.

C’est tout ce que je trouve de fonds ayant appartenu à la cure. Remarquons que la plupart de ces fonds étaient grevés de charges pieuses que les curés devaient acquitter pour les donateurs à perpétuité. C’était un capital de pieuses fondations.

Le 21 mai 1654, monsieur Delorme, curé de Curbigny, donnait en amodiation tous les biens de sa cure pour la somme annuelle de 270 livres. Comprenait-il dans cette amodiation les dîmes qui lui revenaient ? Je ne saurais le dire.

Monsieur Claude Alexis de Noblet, marquis de la Clayette, par traité passé entre lui et monsieur Jandard le 13 juin 1765, était tenu de payer au curé de Curbigny 25 mesures de froment, 30 mesures de seigle et 100 fagots de paille de seigle. Mais en 1787, monsieur Ray fit abandon des mesures de froment, de seigle et des fagots de paille et fit option de la portion congrue telle qu’elle était fixée en faveur des curés par l’article premier de la déclaration du roi du 2 février 1786. Au moyen duquel abandon, l’unique qu’il put faire pour effectuer sadite option, il somme et interpelle le marquis de la Clayette de lui payer annuellement, à compter de l’année 1787, la somme de 700 livres pour sa portion congrue… J’ignore si droit fut fait à cette sommation de monsieur Ray.

De tous les biens de la cure, je ne trouve que le clos saint Pierre et la terre de Montprevet désignés comme ayant été vendus par la révolution. Je ne trouve nulle mention de la vente des autres. Ont-ils été vendus alors ? Je l’ignore complètement. Il n’en demeure pas moins que la cure a perdu la jouissance du tout.

Fondations
Il est inutile que je donne ici l’exposé de toutes les fondations qui ont été périmées par suite des malheurs de la révolution de 1793. D’ailleurs, je n’ai même pas la connaissance de toutes. Il y en avait sans doute d’attachées à tous les fonds que possédait la cure. Je ne veux parler que de celles qui ont survécu ou qui ont été établies à la suite du rétablissement du culte catholique en France.

1ere fondation
Monsieur Claude Comté curé de Mornay en Charollais, en son testament du 21 août 1787 reçu Laussot notaire à saint Bonnet de Joux (erreur ? Me Laussot Antoine n’a exercé que jusqu’en 1766), fonda en l’église de Curbigny seize messes , dix basses et six grandes (…) pour lui et ses parents. Pour l’acquit de cette fondation, il légua à la fabrique de Curbigny la somme principale de 1200 francs. Cette fondation ayant été interrompu pendant la révolution, la fabrique l’a fait revivre mais les héritiers de monsieur Claude Comte n’y ont consenti qu’à la condition que la fabrique relâcherait une partie de ses droits . Le principal qu’ils ont consenti à rembourser a été placé sur l’Etat qui en paye chaque année la rente que la fabrique touche chez le percepteur de la commune.

2e fondation
Monsieur Jacques Charvet, en son testament du 23 mars 1823, reçu Jacquier notaire à la Clayette, légua à la fabrique de Curbigny la somme de 1200 francs à la charge par la fabrique de faire célébrer douze grandes messes chaque année (…) Aussi bien que celle de monsieur Claude Comte, les héritiers de monsieur Charvet ont aussi remboursé cette fondation à la fabrique qui en a placé de même le capital en rente sur l’Etat…
Pour ces deux fondations, la fabrique touche chaque année 100 francs. 82 francs sont abandonnés au desservant pour ses honoraires et 18 francs sont laissés à la fabrique à titre de dixième. Au temps de monsieur Denis, il fut convenu que le curé garderait ces 18 francs à la condition qu’il cèderait en retour à la fabrique toute la cire qui lui revient pendant l’année soit des enterrements, soit du pain bénit. Ce qui a été observé jusque maintenant. Mais un curé qui voudrait faire autrement et garder la cire et laisser les 18 francs à la fabrique en aurait incontestablement le droit et la liberté.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s