Sacrilège !

La Clayette s’éveille ce 21 avril 1808. Enfin, pour l’instant, seul le marguillier (*) qui se rend à l’église (**).

sainte avoye

Là, surprise ! il constate qu’on s’est introduit pendant la nuit dans l’église… Il se précipite chez le juge. Il est cinq heures du matin.

— Vous avez constaté cela à cette heure matinale, demande le juge, pas très content d’être tiré du lit ?
— C’est en voulant ouvrir les portes pour sonner l’Angelus que j’ai vu qu’elles étaient déjà ouvertes.

Le juge et le marguillier se rendent sur le lieu du délit. Le curé et le maire sont arrivés, un adjoint et le brigadier de gendarmerie aussi.
Ils regardent, incrédules, un trou d’un demi mètre de hauteur et autant de largeur, dans le mur occidental, celui de la chapelle saint Claude, le long de l’ancien jambage de porte. De là, les audacieux avaient ouvert la porte, en retournant l’espagnolette, fait observer le marguillier à l’assistance, des fois qu’on n’aurait pas remarqué.

— Le tabernacle a été visité, se lamente le curé.

Dans le tabernacle, on avait pris un ostensoir où se trouvait la sainte hostie. Le curé précise que l’ostensoir était en cuivre argenté et les rayons du soleil dorés.
Ça ne renseigne pas le brigadier sur ce qui est le pire, du sacrilège ou du vol.
On a également pris un ciboire en argent doré et un en cuivre argenté uni et doré à l’intérieur, avec différentes fleurs sur le couvercle.

Le spectacle des hosties répandues dans le tabernacle et sur le sol désolait le curé. Pendant qu’il ramassait pieusement les reliefs de l’outrage, ces messieurs avaient gagné la sacristie où deux calices avaient aussi été enlevés, un surplis de mousseline, deux rochets (c’est à peu près pareil, précise le marguillier), une aube…

— Et ce tissus, demanda le brigadier en désignant le coin du confessionnal ?
— C’est un morceau du rideau, soupira le curé… il est même brûlé, là en bas.
— Des vandales, s’emporta le maire qui n’avait jamais connu une telle opération dans l’église de la Clayette.
— On n’a aucune idée des auteurs de ce vol, observe le juge pensif ?
— J’ai trouvé ça, répondit fièrement le marguillier. Près du cimetière…

Et il exhiba une chaîne de puits, une mauvaise corde et deux bâtons, l’un de genévrier et l’autre de chêne, fraîchement coupés.

— Ah ça, monsieur le Juge, déclara le brigadier, je me charge de les montrer aux aubergistes de la Clayette pour savoir s’ils n’auraient pas vu hier les propriétaires de ces bâtons. Et je vais demander au tambour de ville d’avertir ceux qui auraient perdu une chaîne et une corde de venir vous voir.

On attend toujours…

 

(*) Celui qui a l’administration des affaires temporelles d’une paroisse, qui a soin de la fabrique. L’intendance de la fabrique appartenait anciennement aux évêques. Les évêques s’en déchargèrent sur les archidiacres et les archidiacres sur les curés. L’avarice ou la négligence des curés fut cause qu’on choisit entre les paroissiens des personnes notables et zélées pour prendre la direction des affaires de l’église. On disait autrefois « marreglier ». (Dictionnaire de Trévoux. 1740).
(**) Il s’agit de l’église sainte Avoye. L’actuelle église ne fut édifiée qu’en 1894.

 

in dossier 4U 1513 archives départementales 71

 

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Il y a trop d’étrangers dans le monde

La présence des étrangers sur notre sol est une cause de graves conflits avec les travailleurs nationaux. Ces étrangers travaillent à bas prix, ils ont des habitudes de parcimonie, de nourriture restreinte et, disons-le aussi, de sobriété, qui leur permettent de faire face aux exigences de la vie avec un salaire moindre. Ils prennent donc la place des nôtres et contribuent à accroître la misère nationale.

Ajoutons que ces étrangers ne participent à aucune des charges nationales et qu’ils évitent de dépenser chez nous le salaire acquis à l’ombre de notre drapeau.

Ajoutons enfin que la criminalité s’en mêle.

La France est hospitalière, c’est une noble vertu, mais elle doit avoir des bornes. Elle ne doit pas dégénérer en naïveté.

Il ne s’agit pas, bien entendu, des étrangers riches, des touristes, qui viennent dépenser ici leur argent et alimenter bien des industries de luxe.

De qui parle-t-on alors dans cet éditorial ?

Des ouvriers italiens qui ensanglantent les rues de Marseille et de Toulon. Des Belges mêlés à toutes les grèves dans le Nord et des Allemands, plus pacifiques, qui assiègent les bureaux de bienfaisance « en disputant à nos pauvres » le pain et le charbon.

In l’Union Républicaine, édition de Saône et Loire, 23 janvier 1891.

titre 1

A l’heure actuelle, nul ne saurait nier que nous soyons désarmés : vient en France qui veut, s’y installe qui veut. Nous accueillons pêle-mêle mendiants, malfaiteurs, malades, nous leur ouvrons nos hôpitaux, nous leur dispensons largement des secours, nous les admettons dans nos écoles. Nous ne leur demandons rien, nous leur permettons souvent de désobéir à nos lois d’hygiène.

Les traditions hospitalières de la France nous obligent-elles à ne prendre aucune mesure de protection contre ceux des étrangers  « indésirables ? »

Là où l’étranger prend la place du Français réduit au chômage, parce qu’il se contente d’un salaire moins élevé, n’apparaît-il point que c’est le droit et le devoir des pouvoirs publics de rétablir l’équilibre ?

Dans cette tribune du député Denais, il ne s’agit plus des ouvriers belges ou italiens employés à des tâches manuelles qui « suppléent à une insuffisance locale » mais des autres,  pour lesquels  « il faut que nous renforcions des règlements de police qui protègent nos personnes et nos fortunes contre l’invasion. »

In le Journal du Charollais et du Brionnais, 31 décembre 1911

Balance ton porc

Le Tribunal,

Considérant qu’il est suffisamment établi que le 4 août dernier, le prévenu a grièvement maltraité sa femme, qu’il l’a souffletée, l’a prise aux cheveux, l’a terrassée et l’a frappée à coup de chaise et de pieds,

Considérant que le prévenu était ivre et qu’il a subi un emprisonnement de 20 jours.

Par ces motifs,

Condamne X à un emprisonnement de 3 jours seulement, à la forme des articles 311 et 463 du Code des Délits et des Peines. (*)

 

 

Les faits dont se préoccupe le tribunal correctionnel de Charolles se sont produits à Saint Agnan (canton de Digoin) en 1817.

 

(*) Art 311 : lorsque les blessures ou les coups n’auront occasionné aucune maladie ou incapacité de travail (…), le coupable sera puni d’un emprisonnement de un mois à deux ans et d’une amende de 16 francs à 200 francs.
Art 463 : (…) si le dommage n’excède pas 25 francs (…), les tribunaux sont autorisés à réduire l’emprisonnement au-dessous de 6 jours et l’amende au-dessous de 16 francs. Ils peuvent même prononcer séparément l’une ou l’autre de ces peines…

Chute du mur

On a vu ici comment le marquis de Noblet avait réussi, en décembre 1860, à s’approprier le chemin de la garenne au détriment de la commune de Curbigny.

C’est une décision de justice, on ne critique pas…

Mais on apprend, par un acte du 2 mars 1861 (*), que de Noblet a confié « depuis plusieurs années » des travaux à un entrepreneur de maçonnerie, notamment « la construction d’un mur devant avoir, en comptant la partie déjà faite depuis la tour jusqu’au chemin dit de la garenne, une longueur totale de 2000 mètres sur 3 mètres de hauteur. »

Cet acte prévoit que les travaux de construction du mur (avec grille à l’entrée du chemin de la garenne) devront être exécutés dans un délai de quatre ans commencé le 11 novembre 1860, soit avant que la Cour d’Appel de Dijon ait statué sur la propriété du chemin de la garenne…

mur Noblet

Et, en plus, c’est moche, hein ?

 

 

(*) acte Me Monmessin, la Clayette.

 

Kermesse à Drée

Nous sommes en 1947, l’été est presque fini.

L’école libre de Curbigny a bien du mal à fonctionner…

Dans un bâtiment acquis le 18 janvier 1849 à la barre du tribunal de Charolles par la comtesse de Tournon, des travaux ont été réalisés en 1859 pour y établir une école.

1859plan école

Les frais de fonctionnement seront pris en charge pendant des décennies par le château de Drée.

En 1934, par exemple, le château paie le traitement de l’institutrice, le chauffage, l’éclairage, les fournitures, la soupe des enfants… plus de 6000 francs sans compter les travaux, les impôts et les assurances.

Pour remplir les caisses, on organise donc une grande kermesse dans la cour du château de Drée le 7 septembre. Un monsieur Maillet s’occupe de l’organisation. C’est visiblement une personne qui aime l’ordre : tout est mentionné dans un document de plus de vingt pages, tapé à la machine, qui décrit chaque animation (il y en a près de 30) avec grande précision.

1947kermesse pour l'école de Drée5

On avait prévu la visite des prisons (finalement, c’était peut-être immoral d’en faire une attraction)

1947kermesse pour l'école de Drée6

Le trésorier de l’opération est Claudius Dury, mon grand-père (sa femme est à le vente des sandwichs et son gendre au micro).

Après une superbe journée, le résultat est assez conséquent, avec 765 entrées payantes :

1947kermesse pour l'école de Drée11

Le détail n’en est pas moins intéressant,

1947kermesse pour l'école de Drée10

pas besoin de préciser que la plus grosse recette fut la buvette dont la meilleure partie était fournie par

1947kermesse pour l'école de Drée12

 

Source archives de Drée B31 (merci Claude) –

La fin de l’assistanat, c’est pour quand ?

1856les gens ne veulent pas travailler1

Ce n’est pas facile, Mademoiselle, de faire travailler, on préfère mendier !
Ou alors on trouve des gens qui veulent bien travailler mais à des prix fous

 

1856les gens ne veulent pas travailler2

Je prie bien Mademoiselle de ne pas trop me croire négligent, j’emploie mes bras du matin au soir puisque, dans ce pays, on préfère mendier que de se prêter au moindre travail.

En attendant le plaisir de vous voir arriver en votre château, je suis…

 

Lettre adressée par Pierron, régisseur du château de Drée, à Mademoiselle Alix Amélie Hélène Françoise Rose de Tournon Simiane

 

Merci à Claude de Coublanc qui a numérisé des dizaines de milliers de documents issus des archives du château de Drée

1850 : annexion par la Clayette d’une partie de Curbigny, un casus belli

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de participer aux journées d’études proposées par Histoire et Généalogie du Sud Brionnais à Chauffailles les 11 et 12 juillet 2017 (*) :

présentation2

 

On est à la fin de l’année 1842.

Depuis longtemps, les habitants du hameau Briant à Varennes sous Dun veulent faire sécession pour rejoindre la commune de la Clayette

D’abord rapport au spirituel,
l’église de Varennes est trop loin
il faut faire un chemin pas possible pour y aller et aussi y envoyer les enfants à l’école (et pendant qu’ils marchent pour aller et marchent pour revenir de l’école, ils ne sont pas à aider leurs parents ! imaginez ce que ça veut dire pendant les moissons.)

Et si un accident arrive, le médecin, le prêtre sont là, tout proches à la Clayette. Ben non, il faut traverser la Clayette dans toute sa longueur, ainsi perdre un temps si précieux au malade… regrets éternels parfois.

Briant_Varennes3

Mais les habitants sont aussi animés de raisons bassement matérielles et intéressées, la Clayette étant très commerçante.

Ils pétitionnent donc avec grande confiance.

Quelle aubaine, se dit le maire de la Clayette, en recevant cette demande…
Il faut dire que la Clayette, autrefois annexe de Varennes, quelques habitations groupées autour du château, était devenue chef lieu de canton à la Révolution avec justice de paix, notaires, fonctionnaires, foires et marchés.

Mais avec ses 26 hectares, quelle pitié ! La commune, très petite commune, avait déjà dû installer son cimetière sur le territoire de Briant, son champ de foire sur Baudemont, sa future promenade (des frais énormes, d’après Curbigny), en partie sur Varennes. Ça le fait pas pour une commune de 1300 habitants.

Aussi, 5 jours après avoir reçu la demande des habitants de Briant, le maire la présente à son conseil en la détournant à son profit en proposant l’extension de la Clayette sur les communes voisines, Varennes bien sûr mais aussi Baudemont et Curbigny. Un Anschluss, quoi !
– Ces communes n’ont-elles pas un grand intérêt à la prospérité et à l’agrandissement de la Clayette, le centre de leurs relations, déclare le maire ?

– ah ben non… dit-on à Curbigny ! qu’est-ce que c’est que ces manœuvres ?
On est chez nous !

– Avec ce projet, on perd de la surface (ndlr la commune conserve quand même près de 1000 ha)

– On perd l’hôtel de Bourgogne ! Il s’y produit de la fraude à l’octroi ? pas notre problème…

– Mais surtout on perd des habitants : 437 habitants à Curbigny deviendraient 385. Comment va-t-on pouvoir un jour construire une maison communale ? payer enfin un garde champêtre ?

Ce serait 19, 57 francs de perdus par an pour le budget communal (environ 1000 F)
et 27 journées d’homme, 24 journées de bœufs, 9 journées de chevaux, 6 journées de char, 12 journées de tombereau !

– Déjà que les habitants du hameau de Rondets veulent être rattachés à Saint Symphorien des Bois !

– Alors quoi ? on veut « rayer Curbigny du nombre des communes », proteste le conseil de Curbigny 16/7/1843 ?

Les habitants de Curbigny pétitionnent et n’hésitent pas à terminer leur pétition par les propos du préfet lui-même, monsieur Delmas, qui avait écrit dans « Quelques vues de réforme sur le régime administratif » :

« Les communes telles qu’elles sont constituées aujourd’hui ont acquis une individualité qu’on ne peut plus détruire. Des liens de communauté d’intérêt, des habitudes de voisinage et des relations journalières ont groupé autour du clocher ou de la maison commune des hommes accoutumés à se regarder comme faisant partie de la même société, qui ont personnifié la commune et qui tiennent à son existence.

Une administration sage respectera toujours l’existence des communes et n’y portera atteinte que de leur consentement ou lorsque l’avantage d’un changement de circonscription sera évident et généralement reconnu. »

Le marquis de la Clayette, qui possède une grande partie de Curbigny, est le premier signataire. Il a peut-être bien inspiré la pétition. Je ne pense pas qu’aucun habitant de Curbigny ait jamais lu monsieur Delmas.

Il y a une enquête publique, une profusion d’observations négatives.

« Allégations puériles » déclare le conseil de la Clayette, c’est surtout que trois cabaretiers craignent d’être compris dans l’octroi de la Clayette.

Et le maire en profite pour se moquer du commandant de la garde nationale de Curbigny qui se plaint de perdre 3 officiers sur les quatre que compte son unité :

Véritablement, les habitants de la Clayette qui sont d’une nature pacifique ne se doutaient guère d’inspirer si près d’eux une vocation aussi martiale !

Le sous préfet de Charolles appuie le projet de la Clayette devant le conseil d’arrondissement en 1843 :

– Je ne partage point cette opinion sentimentale qui reconnaît une individualité aux communes. Je désire vivement l’adoption de circonscriptions nouvelles (…) composées d’une population et d’un territoire suffisant.  Ainsi, s’il s’agissait de supprimer la commune de Curbigny toute entière et de la diviser entre la Clayette, Baudemont, St Symphorien et Varennes, je n’hésite pas à donner mon adhésion au projet. Je dis plus : je prie le conseil de saisir cette occasion.

Il ne fait en cela que poursuivre un mouvement d’idées engagé depuis longtemps : déjà en Frimaire de l’an 11, son prédécesseur proposait de supprimer DIX communes dans l’arrondissement de Charolles, dont Curbigny.

Mais le conseil d’arrondissement estime que le changement envisagé par la Clayette est de nature à affaiblir les administrations municipales. C’est non.

Au contraire le conseil général (où siège le maire de la Clayette) trouve que le projet de la Clayette est excellent.

C’est frappant comme les arguments de cette instance semblent les mêmes que ceux du maire de la Clayette : l’exiguïté du territoire, le cimetière et la promenade hors les murs, le rendez-vous des affaires, l’impossibilité de surveiller le champ de foire (parce qu’il est sur une autre commune, tu parles d’un argument !), les fraudeurs de l’hôtel de Bourgogne…

Le 19 janvier 1844, le préfet estime qu’il y a lieu de donner une suite favorable à la délibération de la Clayette.

Il faut attendre six ans pour que la loi détermine la nouvelle délimitation entre la Clayette et Curbigny par rattachement et agrandissement.

1850loi agrandissement la Clayette

C’est le chemin de la garenne qui fait limite avec Curbigny :

 

LC après

Sept ans plus tard, la fièvre remonte à Curbigny.

  • la Clayette veut construire un hospice, très bien,
  • il paraît que c’est pour inspirer au peuple un attachement à l’Empereur (dixit le maire, 26 mars 1858), ma foi, on n’est pas contre
  • l’hospice serait construit sur la terre de la Matrouille qui appartient au marquis de Noblet, pas de problèmes

Mais on donne en échange le chemin de la garenne au marquis !

Comme les habitants de Curbigny, et au delà, persistent à passer par ce chemin (pour éviter les embouteillages de la Clayette) le marquis fera sauter le pont sur le ruisseau de la Bazolle et fermer les entrées du chemin

chemin de la garenne

De quel droit s’insurge le maire de Curbigny ?  Que peut invoquer monsieur de Noblet si ce n’est la résurrection des droits seigneuriaux dont le souvenir lui plait sans doute ?  s’exclame-t-il devant son conseil le 24 avril 1859

  •  Procès verbal par le commissaire de police
  •  Condamnation de Noblet par la Justice de paix (où on demande à son altesse d’être « plus circonspect à l’avenir dans ses réponses à la justice »)
  •  Le Préfet s’interroge sur l’utilité du chemin et sur sa propriété
  •  Tribunal de Charolles qui ordonne une enquête
  •  Le commissaire enquêteur pense que l’annexion du chemin serait une mesure regrettable

L’affaire provoquera la démission de 8 conseillers municipaux de la Clayette…
Mais, finalement, la cour d’Appel de Dijon donnera raison à de Noblet en décembre 1860… le chemin qui avait servi de délimitation entre les deux communes est reconnu comme propriété exclusive du marquis !
La commune de Curbigny, condamnée, ne votera qu’en 1863 le remboursement des frais de procès engagés par le marquis. (par dépit ?)

 

(*) voir l’excellent site